Seuil, coll. Fiction & Cie

Genre : biographie

Infos : 2012 – 219 p. – 18€ – ISBN : 978-2-02-107720-9

Pourquoi ce livre ? Parce que ça faisait quelques mois que je voulais le lire mais qu'il était tout le temps emprunté. Heureusement, il m'attendait sagement sur le présentoir des nouveautés de mon lieu de stage. Donc, forcément, je l'ai embarqué.

 

 

RESUME :

Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené la vie la plus mouvementée. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise.

Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.

 

 

MON AVIS :

Je sais que je n'aime pas les biographies (ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai aucune idée). Et pourtant, je tente de temps en temps d'en découvrir, plus pour l'auteur que pour le personnage dont il est question dans celles-ci, même si un Philip K. Dick ou une Jane Austen me donneraient envie de me jeter sur n'importe quel livre parlant d'eux. Dans ce cas-ci, à la base, je n'étais pas du tout attirée par la vie d'Alexandre Yersin. Mais les compliments sur l'écriture de Patrick Deville m'ont intriguée, à plus forte raison que je n'avais pas encore eu l'occasion de rencontrer cet écrivain. Et effectivement, j'ai vraiment aimé la plume de celui-ci. En ce qui concerne l'histoire qu'elle fait naître… J'aurais dû écouter mon instinct (encore et toujours).

 

Alexandre Yersin n'était pas fait pour vivre une vie carrée et tracée. Alors qu'il est chercheur à l'Institut Pasteur, au lieu de se marier jeune, de s'installer et d'avoir des enfants, il part et ne reviendra jamais vraiment. En cours de route, il trouvera un vaccin contre la peste, il découvrira le coca, il se passionnera pour tout et rien et réussira à être heureux, surtout.

 

Comme je le disais, j'ai découvert dans Peste & choléra une écriture qui m'a vraiment parlé. Patrick Deville tisse des petites phrases courtes, parfois douces, parfois coupantes, souvent percutantes. Sa vision est sans concession et demande de partager ses opinions pour certaines choses (heureusement, c'était mon cas la plupart du temps). J'ai énormément apprécié sa manière d'agencer le récit, de découper sa temporalité pour créer des liens, mais également de glisser des remarques sur la société en général et sur la France en particulier. Bref, j'ai adoré son style. Sans lui, jamais je ne serais venue à bout de cette histoire qui, elle, m'a laissée indifférente.

 

C'est entièrement de ma faute, je le reconnais sans problème. On a tous nos affinités et nos désamours et cette histoire biographique, même si parfois intéressante, n'a pas su retenir mon attention, malgré mon plaisir à lire les mots de Deville. Preuve qu'un auteur me plaisant n'a pas forcément la capacité de transcender un sujet me rebutant. Et donc la vie de Yersin, toute intéressante intrinsèquement qu'elle soit, m'a laissée de marbre et m'a même ennuyée par moments. Je me suis distraite en récoltant les citations et en me disant tout du long que, décidément, je devrais essayer un autre livre du monsieur au lieu de m'acharner sur celui-ci. Ce que je compte faire prochainement (mais comme ils sont tous en réserve à la bibliothèque, j'attendrai d'avoir écoulé les lectures en souffrances avant)(rendez-vous à jamais si vous voulez).

 

Au final, Peste & choléra est un roman qui, malgré une écriture que j'ai savourée de bout en bout, ne m'a pas séduite. A vous de voir si le destin de cet homme vous intrigue assez pour le découvrir…

 

 

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Réalisateur : Danny Boyle

Pays : UK

Durée : 95 minutes

Genre : thriller

Acteurs : James McAvoy, Vincent Cassel, Rosario Dawson

 

 

RESUME :

Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

(www.allocine.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MON AVIS :

Comme je l'ai déjà dit ici, Danny Boyle est un réalisateur que je suis depuis très longtemps (depuis 1997)(c'est dire)(c'est un des premiers réalisateurs dont j'ai systématiquement vu les nouveaux films dès leur sortie – ou dès que possible tout du moins). Bizarrement, ce n'est pas Transpotting qui m'a donné envie de m'intéresser à lui mais bien cet ovni que personne ne semble connaître et/ou aimer qu'est A life less ordinary (oui, je l'adore ; oui, j'assume totalement mon mauvais goût si ça en est…). Et pour dire que j'ai de la « fangirl » en moi, j'ai adoré Sunshine et Millions, qui ne sont en général pas cités dans les meilleurs morceaux de sa filmographie. C'est dire si j'étais la cliente idéale pour Trance. Et pourtant, tout ce que j'ai à en dire, c'est « Mouai. Bof. ». Un peu comme pour 127 heures. Il y a du laisser-aller au pays de la folie boylesque…

 

 

Lorsqu'ils sont vendus aux enchères, les tableaux de grands maîtres sont extrêmement protégés. Cependant, des voleurs arrivent à s'emparer de la mallette censée transporter un Goya qu'un commissaire-priseur, Simon, devait mettre à l'abri, après avoir violemment assommé celui-ci. Opération réussie. Si ce n'est que le tableau n'est pas dans la mallette. Franck, le chef de l'opération, enrage. Après avoir torturé Simon – qui se trouve être son complice – afin de découvrir où ce dernier a bien pu cacher l'objet de ses convoitises, il réalise que celui-ci est devenu amnésique et décide de recourir à l'hypnose. Commence alors une lutte pour retrouver les souvenirs perdus de Simon…

 

 

A la base, j'adore l'idée de l'hypnose et de la reconstruction de souvenirs à l'écran qui en découle. Les possibilités de manipulation des spectateurs qu'elle offre sont infinies et plutôt réjouissantes. A condition de bien construire l'histoire et d'amener correctement les révélations. Je faisais assez confiance à Danny Boyle pour cela. Mais c'était sans compter sans un scénario basé sur autre chose que la volonté de nous impliquer dans le jeu.

 

 

Car si, pour le reste, Trance est typiquement un film de Boyle (musique tonitruante et plutôt accrocheuse, mise en scène tonique et parfois même hallucinée, couple d'acteurs principaux étonnamment bon) et, donc, à mon goût, son scénario, lui, m'a déçue. Cette histoire pourtant d'essence participative (nous ne pouvons nous empêcher d'élaborer diverses théories) oublie totalement de jouer avec la réalité (la question de troubler le spectateur en lui faisant douter de ce qu'il voit me semble, après coup, totalement absente de la chose) mais, surtout, nous assène ses vérités sans tenir une seconde compte de tout ce qu'elle a pu faire naître comme hypothèses dans notre tête.

 

 

En effet, Trance n'est pas « malin » dans sa construction. Il se joue de nous, certes, mais ne nous laisse pas jouer avec lui. Alors, oui, c'est amusant à regarder. Oui, ça en jette. Oui, c'est flashy. Mais à force d'avoir passé mon temps à me dire « ah, mais alors, si ce n'est pas ça, c'est ça, ou ça, ou encore ça », j'ai fini par trouver mes théories plus jouissives que le film que je regardais. Ce qui, vous le reconnaîtrez, est un peu frustrant. Si on rajoute à cela que je n'ai pas pu croire une seconde à l'histoire de Rosario Dawson (comprenne qui aura vu Trance), le scénario est donc clairement LA grosse déception du film en ce qui me concerne

 

 

Restent des acteurs amusants (j'ai même supporté Vincent Cassel)(mais à peine), l'impression continue d'être dans un clip vidéo (ça pourrait sembler être une mauvaise chose mais ça m'a amusée cette fois-ci) et un film qui se laisse regarder tout seul. Mais qui s'oubliera tout seul aussi. Car il ne me reste déjà plus rien de Trance, si ce n'est cette frustration d'avoir vu un si beau sujet gâché.

 

 

Au final, Trance a le goût d'un film de Danny Boyle, il en a aussi l'odeur, mais manque la petite touche qui pourrait rendre la chose inoubliable. C'est surtout un tour de magie dont on révèlera le secret aux spectateurs sans leur laisser le temps de le découvrir par eux-mêmes… Amusant mais décevant.

 

 

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Christian Bourgois

Genre : entre science-fiction et fantastique, mais pas vraiment en fait, plus comme un conte

Infos : 1975 – 214 p. – 17€ – ISBN : 978-2-267-01135-2

Pourquoi ce livre ? Au départ, à cause d'une critique sur laquelle je suis tombée, ensuite parce qu'il s'est avéré que la personne ayant écrit cette critique est aussi le libraire qui m'a conseillé l'achat de ce livre. Joli coïncidence…

 

 

RESUME :

Depuis près de quarante ans, les lecteurs des Saisons forment une sorte de confrérie d'initiés. Ils partagent un même univers, "plaqué" sur le nôtre comme l'or – ou la suie; ils utilisent le même langage, les mêmes images de référence; ils se connaissent et se reconnaissent entre eux, un peu comme les lecteurs de Malcolm Lowry ou de Julio Cortàzar. Nous avons pensé qu'il ne fallait pas abolir ce privilège, mais le partager, en le multipliant.

 

 

MON AVIS :

« Il arriva par le sentier de la cluse, vers le seizième mois de l'automne, qu'on appelait là-bas : la saison pourrie. » (p. 11)

 

Siméon est un voyageur ayant fui une dictature afin de trouver un endroit où écrire son chef-d’œuvre, un livre qui évoquera la mort de sa sœur et toutes les autres atrocités nées de l'oppression. Il arrive dans un étrange village où chaque saison dure toute une vie (ou un nombre énorme de mois tout du moins), en pleine période d'une pluie qui ne veut pas en finir. Il prend refuge chez la veuve Ham, femme pas très tendre ni très conciliante. Et découvre avoir débarqué dans un endroit dont la seule nourriture est le pois chiche, décliné sous toutes les formes possibles et imaginables. Installé, nourri mais victime inconsicente de la tristesse de l'humidité, Siméon se rendra vite compte qu'il est trop distrait par tout un tas de choses plus improbables les unes que les autres pour réussir à écrire.

 

Il est difficile d'expliquer la manière dont le charme étrange de cette histoire qui frôle (et dépasse) l'absurde à de nombreuses reprises peut agir sur le lecteur. Pour faire une comparaison qui n'en est pas une, Les saisons a eu sur moi un effet similaire à celui des Jardins statuaires. J'ai été emportée par une écriture élégante et pourtant originale tout en étant plus que séduite par une histoire des plus inattendues, qui n'hésite pas à aller dans des recoins obscurs tout en offrant une beauté redoutablement efficace.

 

Maurice Pons construit ici un monde hors du temps, hors de la logique même et qui, pourtant, semble aussi réel que n'importe lequel des pays étrangers dont on entend sans cesse le nom sans être vraiment tout à fait capable de les situer sur une carte. On ne sait trop quand a lieu cette histoire (un passé imaginaire et révolu, un futur dystopique, un présent déformé?), on ne sait très certainement pas où elle se déroule non plus. Mais elle n'en devient pas moins tangible à nos yeux. Peut-être est-ce grâce aux mots de Maurice Pons, délicieux. Peut-être est-ce par la folie et l'improbabilité attirante de cet endroit qui nous est décrit. Peut-être est-ce dû au fait que ce récit est dans une sorte d'état de grâce étonnant. En tout cas, le temps des quelques pages des Saisons, nous sommes transportés ailleurs et nous n'osons douter de la réalité de tout cela.

 

C'est ainsi que ce pays où règne une douce folie ordonnée et logique devient concret, nous obsède même. Maurice Pons nous emmène là où on ne l'attendait pas et fait de Siméon une éponge qui absorbe étrangement ce temps rallongé, son corps adoptant d'ailleurs un sorte de lente déliquescence aussi effrayante que fascinante. Parfois, nous nous prenons à nous demander si nous ne sommes pas tombés dans un rêve obsédant se transformant peu à peu en cauchemar, révélant ainsi sa véritable nature. La fin ne viendra pas nous contredire et semble parfaite pour clore cette échappée hors de la raison.

 

Au final, Les saisons est une histoire à la beauté fascinante et douloureuse à la fois. Elle m'a emmenée dans un monde inattendu et onirique qui n'a cessé de m'habiter depuis que je l'ai exploré. A découvrir, absolument.

 

« Et ce fut tout. » (p. 214)

 

 

* * * * (*)

 

 

Réalisateur : Park Chan-wook 

Pays : USA/UK

Durée : 100 minutes

Genre : thriller, épouvante

Acteurs : Mia Wasikowska , Matthew Goode, David Alford

 

 

RESUME :

Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

(www.allocine.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MON AVIS :

Passer l'océan a parfois pour résultat d'assagir le style des réalisateurs étrangers s'essayant à un succès hollywoodien. Ce qui peut être un mal dans la plupart des cas m'a pourtant semblé être une conséquence intéressante en ce qui concerne Park Chan-wook. J'allais vous dire que c'était peut-être parce que je ne suis pas une grande fan du monsieur, mais je viens de réaliser que c'était faux. Si je n'avais pas aimé Old Boy et n'avais même pas su terminer Lady Vengeance, j'ai adoré Je suis un cyborg, encore plus après coup, et il est vrai que je regrette un peu la folie de ce film-là dans ce Stoker. Cependant, la mesure (parfois exagérée) et la maîtrise dont fait montre Park Chan-wook ici transforme le côté malsain de son cinéma en quelque chose d'assez grisant.

 

 

India vient de fêter ses 18 ans et de perdre son père dans la foulée. C'est un peu sonnée qu'elle découvre, lors de la réception suivant l'enterrement, avoir un oncle, Charles. Ce dernier a passé son temps à voyager à travers le monde et reste un inconnu pour la famille. Evelyn, la mère d'India, est immédiatement séduite par l'image de son mari plus jeune et plus troublant que lui renvoie cet homme et l'invite à rester chez eux. Charles s'empresse d'accepter, souhaitant étudier de plus près cette nièce qu'il pense être son alter-ego. Commence alors une série de troublantes disparitions…

 

 

Lorsque les premières images de Stoker se sont mises à défiler sur l'écran, j'ai eu un instant d'hésitation : soit j'allais adhérer à cette esthétique surchargée et maladivement léchée, soit j'allais avoir envie d'en rire. Il en a fallu de peu pour que je me mette à détester le maniérisme de la chose. Mais le tout a fini par me séduire et je suis complètement rentrée dans cette histoire démoniaque.

 

 

Ce qui fait que Stoker fonctionne, c'est la conjonction de deux choses. La première étant ses acteurs. Oublions tout de suite Nicole Kidman qui, dans son rôle de poupée siliconée sans aucune expression, n'en fait pas plus que le minimum syndical requis (et dire que j'ai admiré cette actrice)(Birth semble être à des années lumières…). Passons plutôt à Mia Wasikowska et à Matthew Goode, qui permettent à ce film de passer de pompeux à superbe. Mia Wasikowska est parfaite dans le style « je ne cille pas mais je laisse comprendre tout ce que je ressens ». Nicole Kidman ferait bien de prendre des leçons auprès d'elle. Là encore, comme en ce qui concerne la réalisation, son jeu est à la limite de l'exagération insupportable, tout en restant toujours du côté admirable de la chose. Et la manière dont celui-ci s'est accordé à la perfection à l'interprétation de Matthew Goode est étonnante. La prétendue innocence de l'une et le côté délicieusement machiavélique de l'autre se sont mariés magnifiquement et c'est surtout pour ce duo que Stoker est à voir.

 

 

A cela, il faut rajouter une mise en scène maladivement contrôlée, une sorte d'exacerbation de ce que l'esthétique des précédents films du réalisateur pouvait laisser présager. Park Chan-wook a repris son obsession des détails et son travail des couleurs pour nous offrir ici une image élégante, porteuse de sens, parfois un peu trop chargée en métaphores criant leur nature cependant. Cet extrême maîtrise pourra d'ailleurs en révulser certains et leur rendre le tout insupportable (et je pourrais bien les comprendre). Mais, bizarrement, elle m'a plu, surtout pour le côté glaçant qu'elle rajoute à cette histoire. Avec une note spéciale pour l'effet de lumière via lampe basculante dans la cave, élément le plus terrifiant de toute cette histoire qui n'arrive jamais à vraiment faire peur.

 

 

Parlons justement de l'histoire. Parce que c'est là que le bât blesse, s'il fallait considérer qu'il blesse quelque part. Surprise (pour moi en tout cas), nous retrouvons au scénario de ce film Wentworth Miller, acteur complètement passé de mode depuis quelque temps mais qui, apparemment, a quelque chose à dire, même s'il n'ose pas aller au bout de son sujet… Car c'est là le problème. Si Stoker est déjà malsain à la base, il aurait pu aller tellement plus loin dans l'exploration de ses recoins les plus sombres. Je me rends compte qu'il doit y avoir quelque chose de bizarre à dire ça (je suis en train de me poser des questions sur ma santé mentale…) mais c'est là que le Stoker pèche selon moi : il n'a pas eu le courage d'embraser totalement la noirceur qu'il nous laissait deviner. Il en aurait fallu peu, pourtant, mais ce peu, couplé à quelques incohérences qui se réveillent dans la dernière partie (dont je ne peux malheureusement vous parler sans vous révéler les quelques surprises de l'histoire), a fait que ce film plutôt jouissif a perdu un peu de son impact. A noter cependant un élément qui m'a permis de quand même savourer un peu plus la chose, un clin d’œil plus que soutenu à mon Hitchcock préféré, Shadow of a doubt, mettant en scène un autre oncle Charlie qui fascine sa jeune nièce…

 

 

Au final, Stoker est un bijou d'histoire des plus noires flirtant avec le malsain et qui est servi par une esthétique et un jeu toujours à la limite du « trop ». Miraculeusement, le tout reste envoutant mais ne va cependant pas assez à fond dans son délire. Le film n'en manquera pas moins de réjouir les amateurs du genre.

 

 

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