Archives par catégories : En salle – 2009

 

Réalisateur : John  Hillcoat

Pays : USA

Durée : 119 minutes

Genre : science-fiction

Acteurs : Viggo Mortensen, Kodi Smith-McPhee, Guy Pearce

 

 

route-affiche.jpgRESUME :

Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s’est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d’un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. C’est dans ce décor d’apocalypse qu’un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d’objets hétéroclites – le peu qu’ils ont pu sauver et qu’ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L’humanité est retournée à la barbarie. Alors qu’ils suivent une ancienne autoroute menant vers l’océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des
rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

(www.allocine.fr)

 

 




MON AVIS :

Il y a quelques mois, j’ai lu La Route, prix Pulitzer qui passionne les foule. Je n’ai malheureusement pas été conquise par ce roman qui, même s’il m’avait plu, ne m’avait pas marquée plus que cela. Par contre, je lui avais trouvé des qualités visuelles qui promettaient une adaptation des plus heureuses.


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De ce côté-là, le film de John Hillcoat remplit on ne peut mieux son contrat. Les images sont à couper le souffle, la réalisation est sobre mais élégante, le tout correspond magnifiquement à l’ambiance lourde et défaitiste du livre. Le réalisateur a su se mettre au service de l’histoire racontée sans en rajouter.


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Mais c’est peut-être là le problème pour moi, qui n’avais pas été emportée par le roman. En effet, le film ne fait qu’exacerber ce qui ne m’avait pas plu dans le livre et m’a même permis de mettre le doigt sur ce qui m’avait dérangée, et que je n’avais ressenti qu’intuitivement sans pouvoir l’expliquer. Je sens que je vais me faire des ennemis avec cette critique, mais je n’ai pas envie de faire semblant juste parce que le film et le roman semblent faire l’unanimité.


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Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver cette histoire, aussi bien dans le livre que dans le film (parce que le film respecte parfaitement le livre), faite pour « toucher ». Oh, rien de mal quand c’est bien fait, n’est-ce pas là le but de toute histoire ? Mais le problème ici est que les mécanismes en place sont trop visibles à mon goût. Cela ne poserait pas problème dans un film (ou un livre) d’un genre qui joue justement sur la mise en avant de ces mécanismes, comme une comédie romantique ou encore un film d’horreur. Mais quand on se retrouve dans un récit de science-fiction, ou tout simplement dans une histoire « humaine », le fait de voir où l’auteur/le réalisateur veut nous tirer des larmes ou provoquer notre indignation est une chose qui peut me freiner, surtout quand je n’ai pas réussi à me perdre dans l’histoire.


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C’est que j’aime pouvoir ressentir ces choses sans qu’elles me soient dictées par une certaine tournure de phrase ou par une certaine figure de style visuelle. Or, pendant ce film, j’ai très souvent eu l’impression de voir les mécanismes sous-jacents à la production de sentiments forts (oh, insistons sur la relation père-fils pour marquer les vestiges d’une humanité perdue… oh, faisons vaciller les puissances de la nature pour montrer la mort inéluctable de ce qui a été et ne sera plus jamais… etc.). 


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De ce fait, je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire et à me laisser emporter par elle. Je suis restée spectatrice, en dehors du récit, sans jamais réellement être émue par celui-ci. Je n’ai donc pu apprécier que la plastique parfaite des images et le très bon jeu des acteurs (Viggo Mortensen, comme d’habitude, est renversant). Mais bon, pour moi, un film marquant ne doit pas seulement emporter mon adhésion artistique, il doit remuer quelque chose en moi, laisser son empreinte et me retourner le cœur et l’esprit.


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En bref, La Route est donc certainement un film marquant, qui devra plaire à de nombreuses personnes, mais il n’a pas réussi à me bouleverser, jouant trop sur les mécanismes de la production de sentiments forts pour que j’arrive à me laisser prendre au jeu. Tant pis. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de ne pas partager votre enthousiasme…

 

 

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importorigin:http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-the-road-la-route-41530811.html

 

Réalisateur : Terry Gilliam

Pays : UK/Canada

Durée : 122 minutes

Genre : Fantastique, conte, aventure

Acteurs : Heath Ledger, Christopher Plummer, Lily Cole

 

 

RESUME :

Avec sa troupe de théâtre ambulant, " L'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix… Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes…

(www.allocine.fr)

 

 

MON AVIS :

Avec Terry Gilliam, on est souvent soit dans le glauque tendance délirant, soit dans l’onirique tendance …délirant. Et je dois dire que même si j’aime son côté sombre (avec 12 Monkeys et Tideland par exemple), j’ai un peu plus de mal avec son univers « de drogué » (je n’ai pas aimé Las Vegas Parano) et préfère quand même son côté grand enfant déjanté (des barons aux bandits). Du coup, L’imaginarium m’a plu parce qu’il a su allier cette noirceur pas trop envahissante mais toujours présente à un univers foisonnant proche de celui des contes de fées.

 

 

Ce qui est beau avec Gilliam, c’est qu’il a les moyens de ses délires. Je ne peux pas vous dire tout l’amour que j’ai éprouvé pour la « Parnassusmobile », incroyable dans sa mécanique et ses décors, ou tout l’attachement que j’ai ressenti pour ces personnages qui aiment se déguiser avec des tenues délirantes aux finitions absolument incroyables. Ca doit être ça, en fait, que j’ai le plus aimé dans ce film : ce sens du détail qui lui donne cette allure magique. Gosse, je pouvais passer des heures à m’inventer des histoires devant des images remplies de petits détails, et j’ai l’impression que Gilliam a dû être ainsi lui aussi en voyant l’univers auquel il donne vie ici.

 

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Pour autant, L’Imaginarium n’est pas dénué de défauts. Certains passages sont tirés en longueur alors que le réalisateur aurait mieux fait de s’attarder à la place sur certains personnages (comme celui d’Anton qui, bien qu’il semble être le pendant positif de Tony, n’a pas droit à autant d’attention que lui – quoi, suis-je la seule à penser qu’Anton et Tony ne sont que deux versants d’une seule et même personne ? Ben oui, Anthony quoi!). Pour finir, Gilliam s’attarde un peu trop sur quelques délires déconstruits qui m’ont fait penser à ces moments étranges qui peuplent les comédies musicales des années 50-60, lors du morceau final de danse où le héros du film se retrouve dans une sorte de rêve surréaliste.

 

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Le tout baigne dans une ambiance de douce folie qui m’a séduite, même si elle n’a pas su complètement m’emporter.

 

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Au final, L’imaginarium du Dr Parnassus est un vrai régal pour les yeux, même s’il lui manque un peu d’âme pour devenir un film parfait. Un petit bijou d’esthétisme presque baroque.

 

 

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PS : Petites question aux spécialistes des francs-maçons (je sais qu’il y en a au moins un mais je ne sais pas s’il a déjà vu ce film) : sauriez-vous pourquoi les références visuelles aux francs-maçons abondent dans ce film (la pyramide, les damiers, …) ?

importorigin:http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-l-imaginarium-du-dr-parnassus-41170444.html

 

Réalisateur: Richard Kelly

Pays: USA

Durée: 115 minutes

Genre: science-fiction

Acteurs: Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella

 

 

RESUME:

Norma et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu'au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l'énigmatique Arlington Steward qui leur révèle qu'en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1 000 000 $, mais cela entraînerait la mort d'un inconnu…

(www.allocine.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

MON AVIS:

Tout avait bien commencé. L'histoire était rondement menée, le suspense bien dosé, les acteurs bons, la musique était juste un peu discrète et quelconque, ce qui est un comble pour un film de Richard Kelly.

 


Et puis est arrivé le début de l'explication du pourquoi du récit, faisant intervenir un mélange d'éléments mystiques et science-fictionnesques qui ne m'ont pas convaincue. Non seulement ils étaient plutôt prévisibles, mais en plus l'explication est justement trop « expliquée ». J'exagère en disant cela, mais je rappelle quand même que derrière la caméra se trouve Kelly, l'homme qui nous a livré un Donnie Darko maîtrisant parfaitement le dangereux équilibre du « j'explique ou je laisse place à l'imagination » et le moins abouti Southland Tales qui, lui, misait beaucoup trop sur l'analyse poussée du spectateur pour lui permettre de décoder le film. Ici, on dirait que Kelly est tombé dans l'excès inverse. Les pourquoi et les comment sont plus simples, même si pas entièrement dévoilés. On peut tout deviner sans avoir la possibilité de se construire un raisonnement différent, ce qui est quand même l'opposé du principal élément m'ayant fait aimer Donnie Darko

 

 

Mais plus encore que cette résolution trop claire, ce qui m'a fait perdre la très bonne impression des deux premiers tiers du film, c'est l'explication du pourquoi de la boîte. Je ne m'attarderai pas dessus ici, je vais en parler en long et en large en-dessous, dans un point « interdit » à ceux qui veulent voir le film, parce que rempli de tous les spoilers possibles et imaginables sur ce film.

 

 

Un film assez classique au final, dont la résolution finale séduira ou dégoutera, c'est selon. A vous de voir…

 

 

OÚ JE PARLE D'UN PROBLEME MORAL (attention spoilers!):

C'est déjà mis dans le titre, mais je préfère repréciser la chose. Si vous avez l'intention d'aller voir ce film, je vous conseille très fortement de ne pas lire la dernière partie de ce billet et de passer directement à ma cotation, parce que je risque de vous gâcher toutes les surprises du film. Fin de l'avertissement.

 

 

Je dois dire que mon plus gros problème avec ce film vient de la « morale » de celui-ci. Pour rappel, à qui avons-nous à faire? Une famille qui vit au-dessus de ses moyens, non par vanité pure mais parce que le mari espère une promotion importante presque certaine, que la femme souffre d'un handicap douloureux (pied sans orteils) et qu'ils veulent tous deux que leur fils fasse des études dans une bonne université (ce qui coûte extrêmement cher, comme tout le monde le sait). Sans oublier qu'ils ont acheté une grande maison et que le mari semble aimer les voitures-gadgets.

 

Que se passe-t-il? Le matin, ce couple reçoit un drôle d'objet et la notification du passage de celui qui expliquera son utilisation le soir-même. Ce jour-là, le mari apprend que le boulot espéré lui est passé sous le nez pour un test qu'il ne pensait pas avoir raté. C'est donc tous ses espoirs en l'avenir ainsi que la perspective de l'entrée d'argent tant attendue qui s'envolent. De son côté, la mère découvre que la bourse scolaire de son fils va être coupée (le minerval de l'école où il va est énorme). Elle va donc devoir sacrifier l'opération tant attendue pour diminuer la douleur provoquée par son handicap afin de permettre à son fils de poursuivre ses études (et encore, ce ne sera pas assez). Le soir, le couple est donc dans une situation critique, devant un avenir incertain. Nous comprendrons par après qu'en plus, cette situation a été « provoquée » par la personne que j'appellerai le Testeur.

 

Ce Testeur arrive donc avec LA proposition: 1 000 000 $ (dans les années 70, je le rappelle) contre la vie d'un inconnu, quelque part dans le monde, qui mourra en même temps que les autres 140 000 personnes (j'invente le chiffre) qui devaient aussi mourir à ce moment-là. La « salvation » monétaire en échange d'un meurtre qui semble irréel et abstrait (surtout que le couple ne croit pas réellement au meurtre, le mari et la femme pensent que c'est juste un test, quelque chose de théorique, sans réel crime à la clé). Ce couple, qui est donc au bord du gouffre, opte pour la solution de facilité, certes, mais ils n'ont eu que 24h pour réfléchir à la chose, alors que leur vie avait basculé tout juste au début du temps de réflexion. Vous voyez le tableau?

 

 

Et alors, nous apprenons que cette boîte est en fait l'outil d'un test à grande échelle servant à déterminer si l'humanité peut être sauvée ou pas (pourquoi faudrait-il la condamner au départ, on ne nous le dit pas…). Rien de moins. Mais le test ne s'arrête pas là. Le couple, comme les couples qui l'ont précédé et qui le suivront, est mis face à un nouveau choix: leur enfant a été rendu sourd et aveugle (donc entièrement coupé du monde, si ce n'est par le toucher et le goût. Plus de conversations, plus de lecture, plus de musique, plus de film, plus d'éducation, plus de culture, plus rien si ce n'est vivre enfermé dans une boîte). Le mari doit choisir entre tuer sa femme pour sauver son fils, ou laisser son enfant dans cet état. Rien de moins. Choisir entre sa femme (qu'il aime, passionnément) ou son fils. Qui a dit Le choix de Sophie.? Vous avez raison, ce choix est bien digne des nazis, en effet.

 

 

Nous nous retrouvons face à des entités (être supérieurs mystiques ou extra-terrestres)(j'opte pour l'option E.T. à cause de l'omniprésence d'informations sur la planète Mars) qui se permettent de juger l'humanité entière et son droit à la vie par un pareil test. D'abord soumettre un couple – mis volontairement en état de détresse – à une décision impliquant de choisir entre un bien matériel immédiat ou une vie hypothétique éloignée et non vérifiable. Je me plais à me dire que j'aurais choisi la seconde solution, mais je ne suis pas sure que dans leur situation, j'aurai eu la force de choisir la vie. Quand je vois comme je panique déjà à l'IDEE de manquer d'argent, en tant que personne vivant seul sans quelqu'un à charge, qu'est-ce que cela doit être de réellement manquer d'argent tout en ayant la responsabilité d'un enfant? Et une fois que le couple a choisi (forcément l'option de l'argent, je vous rappelle qu'ils ont peu de temps de réflexion et qu'ils viennent tout juste de se retrouver dans une situation intenable sans avoir eu le temps d'envisager les possibilités matérielles de s'en sortir autrement), a compris l'impact de ce choix (la mort réelle de quelqu'un dans leur environnement direct) et en ressent une incroyable culpabilité, on le soumet alors à un autre choix digne d'une torture nazi (ne me fustigez pas, William Styron est d'accord avec moi après tout).

 

 

Est-ce que tout cela n'en dit pas plus long sur l'« humanité » de ces entités qui se disent supérieures que sur le manque d'humanité des personnes testées? Comment des êtres aussi pervers peuvent-ils se permettre de juger d'autres êtres pensants? Ça me fait très fortement penser à une citation du Guide Galactique de Douglas Adams:

- Ton espèce de Dieu place un pommier au beau milieu d’un jardin et dit : faites comme vous voulez, les mecs, hein, mais ne mangez pas la pomme. Surprise, surprise, voilà qu’ils la mangent et lui bien sûr, surgit de derrières un bosquet en criant : « Je vous y prends ! » En fait, ça n’aurait pas fait la moindre différence s’ils ne l’avaient pas croquée.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que lorsque tu as affaire à ce genre d’individu, du style à poser un chapeau sur le trottoir avec une brique en dessous, tu sais pertinemment qu’il ne te lâchera pas. Il finira bien par t’avoir au bout du compte.

 

 

Oui, parce que ce qui ressort ici, c'est bien une conception très judéo-chrétienne du jugement de la qualité d'un être. Dans la Bible, n'est-ce pas Dieu qui demande à Abraham de sacrifier son fils (!) pour prouver sa foi? N'est-ce pas Dieu qui détruit Sodome et Gomorrhe en interdisant aux rescapés de se retourner et qui change en statue de sel la femme qui a eu l'audace de regarder le feu qui détruit ces villes? N'est-ce pas Dieu qui interdit à Adam et Ève de manger des pommes (ou tout autre fruit mis en avant par d'autres traductions) et qui les punit pour l'avoir fait sans même essayer de comprendre pourquoi ils ont succombé à la tentation? Ce dieu-là est bien le genre à tester aussi ses ouailles de la manière dont les Êtres de ce film le font. A travers ce récit, je n'ai pas pu m'empêcher de voir une morale judéo-chrétienne qui, énoncée ainsi, m'horripile. Comment peut-on sincèrement estimer que l'humanité ne mériterait pas d'être sauvée si elle continue de succomber à cette tentation « forcée » car provoquée en quelque sorte par le Testeur (tout comme on peut légitimement se demander si « Dieu le tout puissant » n'aurait pas pu envoyer le serpent pour voir si ses créatures n'allaient pas succomber plus vite à la tentation?)? Tout simplement, comment peut-on justifier scénaristiquement les propos de ce film si on ne soutient pas ce genre de morale judéo-chrétienne? Attention, je ne suis pas en train de fustiger cette religion ici, juste cet aspect de « foi mise à l'épreuve » par des tests inhumains et pervers.

 

 

Qu'en avez-vous pensé? Avez-vous compris les choses comme moi? Si pas, comment les avez-vous comprises? J'ai très envie d'en parler parce que je suis allée voir ce film seule, que ces propos m'ont très fortement interpelée mais que je n'ai personne avec qui en discuter en "live", avec qui les creuser et les analyser, pour voir si j'ai bien compris, si j'ai tout compris, s'il y a une autre manière d'interpréter cela…. (et merci d'avoir eu le courage de lire tout mon blablatage théorique jusqu'au bout).

 

 

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