Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer

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Éditions de l'Olivier / Points

Genre : essai

Infos : 2010 (2009) – V.O. : Eating Animals – Trad. : Gilles Berton et Raymond Clarinard – 388 p. – 7€70 (22€30) – ISBN : 978-2757826935 (ISBN : 978-2879297095)

Pourquoi ce livre ? Parce que le billet de Nelfe au sujet de ce livre m'a interpellée et que Faut-il manger les animaux ? fait écho à des questionnements qui me hantent de plus en plus.

 

 

RESUME :

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.

Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux États-Unis et en Europe

 

 

MON AVIS :

Depuis quelque temps, je me pose énormément de questions sur mes habitudes alimentaires et j'ai commencé à changer mon rapport à la nourriture, en optant, il faut bien le dire, le plus possible pour le bio (dans la mesure de mes moyens). Dans cette démarche restait toutefois une question me tiraillant : quid de la viande ? Faut-il manger les animaux ? m'a aidée à y répondre…

 

« Comme l'explique Pollan, « pour manger de la viande industrielle, il faut accomplir un acte presque héroïque dans le refus de savoir ou l'oubli ». » (p. 302)

 

En devenant père, Jonathan Safran Foer a commencé à se poser des questions sur la nourriture qu'il allait donner à manger à son fils. Il a décidé d'enquêter sur la manière dont nous traitons les animaux que nous mangeons et ses années de recherches, d'entretiens et de visites ont donné Faut-il manger les animaux ? Pour lui, la réponse à cette question est claire. Mais dans ce livre, il veut non nous convaincre de devenir végétariens mais nous ouvrir les yeux sur une vérité que nous nous cachons afin de pouvoir conserver notre confort et nos habitudes alimentaires.

 

« Ce jeu comporte une autre règle : il ne faut jamais, absolument jamais souligner que, presque chaque fois, on a le choix entre la cruauté et la destruction écologique, et cesser de manger des animaux. » (p. 302)

 

En commençant cette critique, j'avais prévu de vous parler de la structure du livre, de la manière dont Jonathan Safran Foer nous amène à reconsidérer nos positions, de l'habileté de son écriture qui choque et interpelle sans imposer mais aussi de ses manies de se répéter et de la déception de voir cet essai marquant se clore par une leçon de morale agaçante (alors que je suis d'accord avec ce que dit l'auteur). Mais pour finir, je veux faire au plus court dans l'espoir que ce billet sera lu. Je sais que, personnellement, j'ai fermé les yeux sur la réalité de la manière dont on traite les animaux que nous allons manger. Peut-être par naïveté. Peut-être pour me donner bonne conscience. Mais maintenant que j'ai lu cet essai, je ne peux plus jouer les innocentes. J'ai appris de nombreuses choses que j'ignorais. Certains passages m'ont fait pleurer (dans un lieu public qui plus est). Et je ne pleure jamais en lisant (à une exception près). Comme Kafka devant les poissons d'un aquarium avant de cesser de manger leur chair, j'ai honte. Et cette honte est un sentiment sain, car elle me pousse à agir, à accepter de prendre conscience de la situation et de régler mes actes en fonction de celle-ci. Je ne veux pas vous faire la morale, je souhaiterais seulement que toute personne mangeant de la viande (et/ou du poisson) lise ce livre et décide ensuite de continuer ou de changer en toute connaissance de cause. Car Faut-il manger les animaux ? n'est pas un livre racoleur mais un documentaire important qui nous oblige à voir la vérité en face. Je n'ai pas pu le lire d'une traite, il était trop dur à encaisser. Mais depuis que je l'ai commencé, je n'ai plus réussi à manger de viande. Je ne sais pas encore quel impact ce que j'ai découvert ici aura sur ma vie, mais je sais qu'il sera à n'en pas douter majeur.

 

« Prétendre que la consommation de viande peut être éthique a un côté « gentil » et « tolérant » uniquement parce que les gens aiment qu'on leur dise qu'il est moral de faire tout ce que l'on veut. » (p. 285)

 

Au final, Jonathan Safran Foer nous livre ici une enquête essentielle qu'il faudrait mettre entre toutes les mains afin que chacun choisisse en son âme et conscience – et surtout en cessant de pouvoir prétexter ignorer la situation – si cela vaut la peine de manger de la viande, ou simplement de manger tant de viande. Parce que le changement ne peut provenir que de nous. A lire, absolument.

 

 

Le livre en lui-même * * * *

Son importance * * * * * *

 

51 commentaires sur Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer

    • Je vais aller lire ça, je suis curieuse de lire les avis d’autres personnes encore ayant lu ce livre maintenant.

      Sincèrement, lis-le. Juste pour savoir.

        • Tout pareil que toi, les légumes et moi, à part les courgettes, les potirons, les épinards et tout ce qui est pois chiches, on ne s’entend pas trop. Et je mange rarement du poisson (juste du thon)(pas bien). 

           

          Je viens de voir un documentaire similaire, sur la viande uniquement, qui était passé sur Arte apparemment (http://www.youtube.com/watch?v=fmz_RkStQDQ)

          • Vive le thon, en fait j'ai un pb avec les arrêtes … Moi je me limite à courgette, carotte, tomate, pomme de terre, petit pois, potiron & famille, patate douce, mais, haricot blanc, pois chiche :-O

            Je vais mettre ce doc dans mon dossier et je regarderai dès que j'ai du temps.

            • C’est amusant qu’on ait quasiment les mêmes goûts en légumes (j’ai un peu raccourci, j’aime bien aussi le maïs – je ne pensais plus que c’était un légume – , les haricots blancs  - absolument pas les autres par contre -, les carotes crues, jamais teté les patates douces mais par contre, j’ai du mal avec les petites pois – il n’y a que la soupe qui passe- et les tomates crues sont très très difficiles à supporter pour moi – même l’odeur me donne envie de vomir – mais je mange les préparations cuites et passées). 

  1. En fait pour moi la viande c'est un peu un faux débat actuellement. Plus qu'une question d'éthique, de moral ou même de gout je trouve qu'en ces temps de crise la viande c'est surtout un problème de coup. Faut dire ce qu'il est la viande, ou en tout cas la viande de qualité c'est juste hyper-cher et je suis encore jusqu'à la fin de l'année chez mes parents pour mes études mais je sais que l'an prochain je dépenderais de mes propres moyens et je mangerai très peu de viande parce que j'en aurai pas les moyens. 

    Ce genre de questions très à la mode (régimes végétariens, nourriture bio, et depuis peu nourriture sans glutène) et qui reviennent en boucle dans les livres et dans les talk-shows j'avoue que ça me sidère un peu parce que sans caricaturer c'est quand même des questions de riches. Ce sont des problématiques émisent par des gens qui partent de l'idée absurde que notre régime alimentaire est uniquement fasconné par nos choix et non par des contraintes économiques. Je pense que tout ça c'est un peu déconnecté de la réalité. D'ailleurs on est tellement arrosé à longueur de temps de reportages sur l'alimentation, et le traitement des animaux dans l'élevage industrielle que plus personne à mon sens ne peut vraiment ignorer la réalité . On le voit aussi dans les films, je pense notamment au Nom des gens où l'on voit les poulets dans des chambres à gaz, où comment la recherche d'un moyen indolore et rapide de tuer les poulets a pris une connotation paradoxalement sordide. Donc je ne crois pas que le dénis ait vraiment quelque chose à voir avec ça, on ne peut pas espérer tuer et manger des animaux et se préoccuper réellement de leur souffrance, c'est bien trop paradoxale et bien peu en accord avec la nature humaine si cruelle. 

    Je n'ai pas une opinion complètement formée sur le fait d'être végétarien (sujet qui m'a toujours très peu intéressé à vrai dire) donc je préfère appliquer à la nourriture la même philosophie que j'applique pour la politique, l'économie et tout le reste, à savoir une méfiance des extrêmes. Je suis tout aussi sceptique vis à vis des végétariens que vis à vis des gens qui ne semblent plus se nourrir que de viandes. Et mon scepticisme ne vient pas d'une question de santé ou d'éthique mais d'une simple question de philosophie. Je pense que notre régime alimentaire reflête ce que nous sommes en tant qu'espèce. L'être humain reste un animal à part et technologiquement trop développé pour prétendre pouvoir manger tout ce qui à des pattes et des nageoirs c'est certains, mais je pense aussi que ne pas manger de viande du tout reflête une forme d'arrogance vis à vis de notre place dans le monde animal dont nous cherchons ainsi à nous déconnecté. Dans les deux sens je crois qu'on manque d'humilité et qu'on en oublie notre place dans ce monde. 

    • Non, là, je ne te suis pas du tout. Je pourrais me vexer, mais je vais mettre tes remarques sur le compte de l’ignorance.

      Tout d’abord, prétendre qu’on ne porte une telle réflexion sur la nourriture que parce qu’on a les moyens, c’est un peu facile. Pour information, je suis au chômage. Je ne gagne (vraiment) pas beaucoup d’argent. Ca fait des années que je vis sans réussir à gagner correctement ma vie, des années que je me nourris essentiellement de pâtes, que je bouffe n’importe comment, avec les conséquences que ça a pu avoir sur ma santé. Et si je peux me permettre, certaines viandes restent moins chères pour moi que certains fruits et légumes. Mais à force de voir des personnes tomber malades alors que rien les prédisposait à la chose, à force de voir les cancers se multiplier autour de moi, j’ai pris peur, j’ai commencé à me poser des questions, je me suis renseignée. Questions que les scientifiques se posent aussi apparemment, questions auxquelles ils ont déjà des réponses (un truc comme 70% des cancers sont dus à la pollution en général, y compris celle qui touche notre alimentation). On s’est complètement déconnectés de la nourriture que l’on mange, on ne sait plus d’où elle provient, ce qu’elle contient, dans quelles conditions elle a été obtenue. Et nous avons favorisé ce système. Du coup, j’ai décidé de faire attention. Et il est possible de manger bio avec mon revenu. Les fruits et les légumes, ça coûte cher. Mais j’ai trouvé des céréales, des pâtes, des yogourts, etc. moins chers que ceux « normaux » en bio. Si. Je ne trouve pas que manger correctement, que faire attention à ce que l’on met dans son assiette est une attention fausse et de riche. Je pense au contraire que c’est un acte citoyen. Nous vivons dans le système que nous encourageons. S’il existe, c’est qu’on lui permet d’exister. Il ne tient qu’à nous d’en changer. Et ce n’est pas en accusant ceux qui se préoccupent de la choses et qui décident d’agir de manière responsable qu’on change un système, c’est en se demandant ce qui pourrait pousser ces personnes à agir et pourquoi nous ne le faisons pas. Avant, j’étais comme toi, je me moquais des personnes qui se vantaient de manger bio, je pensais que c’étaient de faux problèmes de riches. Puis des choses me sont arrivés, des livres que j’ai croisés m’ont fait réfléchir et j’ai complètement changé mon point de vue.

       

      Pour ce qui est de la viande, si les conditions de production de cette viande étaient différentes, je tiendrais le même discours que toi. Si on traitait correctement les animaux que nous mangeons, oui, on pourrait dire cela. Mais ce n’est pas le cas. Je savais quelques petits détails mais j’étais loin de me douter de tout ce que ce livre m’a appris. Des atrocités qui sont commises massivement et quasiment par tous les producteurs de viande. Qu’une telle chose existe au vu (et au su?) de tous est horrible. Et de parler d’humilité pour justifier le fait de manger de la viande, je te jure que de lire ça après avoir lu ce livre-ci, ça fait presque mal. Etre végétarien, de nos jours, ce n’est pas forcément dire que l’animal n’est pas fait pour être mangé par nous. Être végétarien, c’est plus un refus de participer aux atrocités qui sont commises au nom de notre plaisir. Et quand je parle d’atrocités, je pèse mes mots. Quand je dis que j’ai pleuré en lisant ce qu’on infligeait à ces bêtes, ce ne sont pas des paroles en l’air. C’était presque physiquement douloureux de découvrir cela.

       

      Je te mets au défie de lire Faut-il manger les animaux? et de revenir me dire exactement la même chose après. Je suis (vraiment) sérieuse. Lis ce livre et vient relire ton commentaire après, en particulier le passage sur l’arrogance et l’humilité. C’est tout ce que je te demande. Lis et reviens ici après.

      • Je ne ressens vraiment pas le besoin de lire un tel livre pour être informer de la question parce que j'ai regardé déjà beaucoup de documentaires sur le suje et je lis encore régulièrement des articles sur la question quand je tombe dessus. Bien sûre j'y découvrirais sans doute de nouveaux procédés horribles pour tuer les animaux mais à ce stade là ça serait plus de la curiosité morbide qu'autre chose, la thèse de base me semble elle assimilée depuis longtemps. Je pense aussi que c'est en complet décalage avec l'état du monde. Il faut se rappeller que l'agriculture et l'élevage industriel c'est ce qui nourrit actuellement 7 milliards de personne (enfin on essaye) et aussi cruel que ce soit ça reste une nécessité. Je ne dis pas qu'il ne faut pas qu'on diminue notre consommation de viande au contraire, mais je dis que si il faut diminuer cette consommation ce n'est pas par un sentimentalisme qui est en décalage avec les besoin de notre espèce mais pour une raison beaucoup plus pragmatique à savoir l'impact écologique qu'à l'élevage intensensif. (rien qu'un poulet c'est 38 000 litres d'eau d'après le dernier numéro de capital terre!) Pour moi ce genre de livre prend le problème par le mauvais angle. Et je suis sceptique vis à vis de ce que tu dis de la démarche de l'auteur. Je ne vois pas comment on peut faire un livre sur un tel sujet en prenant ouvertement position contre le fait de manger des animaux tout en disant aux gens qu'il n'essaye pas de les forcer à devenir végétariens mais cherche simplement à leur donner les infos nécessaires. Autant assumer sa démarche et insiter ouvertement à être végétarien, ça me paraîtrait moins hypocrite. 

        Et désolé mais je ne suis pas convaincu par l'idée que manger bio est économique mais à la base je parlais surtout du fait de manger de la viande. Quand je vois des steaks de boeufs miniature qui montent à 10 euros pièces, moi ça me freine plus pour manger de la viande que n'importe quel bouquin sur le sujet et je n'ai pas de statistiques sous les yeux mais ça ne m'étonnerait pas que beaucoup de gens aient diminués leur consommation de viande avec la crise et la baisse du pouvoir d'achat. Voilà pourquoi à mon sens l'argument qui prévaut la dedans reste l'argument économique. 

        • Ce qui est amusant, quand on parle d’un livre qu’on n’a pas lu, c’est qu’on peut être complètement à côté de la plaque quant à son contenu en le critiquant. 

           

          Pour information, Jonathan Safran Foer n’aborde pas uniquement le côté éthique ici. Il en parle, de toute évidence, comment éclipser la chose? Mais après avoir parlé des souffrances infligées aux animaux pendant leur vie ET à l’abattage (parce que le plus cruel n’est pas forcément la mise à mort, même si celle-ci est horrible), il évoque également le côté sanitaire (beaucoup de maladies que nous attrapons proviennent des animaux, notamment des grippes et des gastro-entérites)(comme les dernières grosses épidémies de grippes, dont la grippe espagnole qui a été PLUS mortelle que le sida, tuant en 24 semaines le nombre de personnes que le Sida a tué en 20 ans je pense, je n’ai plus exactement le chiffre en tête, et cette grippe provenait des animaux d’élevage) et le côté économique (avec les pays émergents, le nombre d’animaux à fournir si ceux-ci continuent à augmenter leur consommation animale contraindra à augmenter la production au-delà d’un point réalisable) sans oublier le côté écologique (la plus grande cause de pollution étant la production des animaux et il est difficile de se prétendre réellement écologiste tout en continuant à consommer de la viande). Je ne sais pas pourquoi tu as décidé que ce livre ne parlait que d’éthique, tout comme tu as décidé que les végétariens n’étaient animés que par cette question-là. 

           

          Et l’agriculture nourrit toute la planète, oui. L’élevage industriel pas du tout. Il retire la possibilité de produire de la nourriture à ces pays dans lesquels on cultive dans tout espace utilisable des champs de soja destinés aux animaux, champs qui pourraient être utilisés pour produire de la nourriture pour l’homme alors que ces animaux ne sont pas accessibles à ceux qui s’occupent de ces champs. Pour l’instant, ce sont les pays occidentaux qui se nourrissent de ces milliards et milliards d’animaux tués chaque année. Mais les pays émergents s’y mettent, non par besoin (parce que le corps humain peut très bien se passer de viande) mais parce que c’est un signe ostentatoire de richesse. Pour l’instant, en Inde, les personnes ne mangent en moyenne que 2 poulets par an. Rien que ça, ça donne une production énorme de poulets. Mais le jour où ils décideront, comme les chinois, que de manger de la viande est un signe de réussite sociale, cette consommation explosera. Et comment l’industrie pourra suivre? La pollution qui sera engendrée par ce type de production sera de plus massive. 

           

          Maintenant, pour le bio. Je n’ai pas dit que c’était économique, juste que certains produits étaient moins chers, et c’est la personne qui s’est amusé à comparer le prix de ces produits dans plusieurs magasins qui te dit ça. Décréter que le bio est une problématique de riche, c’est une manière facile de se voiler la face en dédaignant une démarche qui se veut être « sanitaire ». J’ai décidé de manger bio parce que j’ai des problèmes de santé et que certains proviennent de la nourriture. Mon médecin m’a encouragée dans cette démarche alors qu’il connaît ma situation financière catastrophique. A partir d’un moment, il faut commencer à réfléchir à ce qu’on a dans son assiette, à la manière dont ça a été produit. Tu ne veux pas, c’est ton problème. Mais n’argue pas que c’est parce que le bio est un problème de riches. Je suis bien la preuve que non. Mais pour rappel, le bio ne concerne pas que la viande. De toute manière, le bio pour la viande n’apporte pas beaucoup de bien-être à l’animal, il offre juste un modèle économique plus viable au producteur qui n’est plus obligé d’adopter des méthodes atroces (mais rien ne l’empêche de le faire).

           

          Et que la consommation de viande ait diminuée, je n’en suis pas sûre. Je sais que, personnellement, je l’ai diminuée parce que certains produits ne me parlaient pas. Mais si tu vas au rayon surgelé et que tu regardes le prix de viandes « transformées » dans lesquelles on met les déchets, telles que les hamburgers, les nuggets ou autre, tu en trouveras de produits blancs vraiment peu chers. Est-ce que vous avez des magasins comme O’Cool en France? Des magasins qui ne vendent que du surgelé? Là, la viande est à acheter en grosse quantité pour des prix bas. Encore faut-il pouvoir la stoker mais quand je vais là m’acheter des pizzas ou autre, je vois des gens prendre des caddies de viande, et nul doute ne se fait sur leur condition économique (surtout quand tu observes cela en début de mois).  

          • Je te parle d'éthique parce que je te signale que c'est l'angle par lequel tu as choisi d'aborder ta critique. Tu semblais dire que c'était la thèse défendue par l'auteur alors j'ai répondu en conséquence.  "j'ai fermé les yeux sur la réalité de la manière dont on traite les animaux que nous allons manger. Peut-être par naïveté. Peut-être pour me donner bonne conscience. Mais maintenant que j'ai lu cet essai, je ne peux plus jouer les innocentes. J'ai appris de nombreuses choses que j'ignorais."
            Si je suis "à côté de la plaque" comme tu le dis et bien t'en mieux à vrai dire, je suis même ravis d'avoir tord parce que le livre que tu décrivais et qui n'est donc apparement qu'une partie de ce que foer a écris ne me semblait pas si essentiel que ça. 

            Ce qui m'embête un peu dans ton message c'est que tu pars du principe que "faut-il manger les animaux" c'est la bible sur la question et que quelqu'un qui ne l'a pas lu ne sait forcément rien à ce sujet. Je l'ai dis et je le répète je lis encore régulièrement des articles sur le sujet et je vois encore beaucoup de reportages dessus. Le fait de cultiver des champs de soja (ou autre, notamment le maïs en france qui a été implanté pour servir à l'alimentation des poulets mais qui est une ressource qui demande énormement d'eau ce qui conduit à des rivières assêchés par exemple) pour nourrir les animaux c'était justement le sujet du dernier numéro de capital terre et si je mettais agriculture et élevage cote à cote c'est parce qu'ensemble, et non séparement, ils nourrissent bel et bien toute la planète, il suffit de voir la  demande en viande de l'occident et des pays développés qui font encore parti de la planète. Certes je ne sais sans doute pas tout, mais je ne crois pas que tu saches également tout sur le sujet après avoir lu un livre sur le sujet, je trouve néanmoins présomptueux de penser que je suis ignorant, notamment sur le végétarianisme et sur l'écologie sous prétexte que je n'ai pas lu la même chose que toi ou parce que je ne partage pas ton opinion à ces sujets, comme si à ce sujet il était impossible d'avoir d'autres sources d'informations tout aussi satisfaisantes ou d'autres points de vue.   

            • J’ai choisi à dessein de ne pas dire de quoi parlait le livre parce que ça n’aura pas autant d’impact si je le dis que si on le lit. La réalité sur la manière dont on traite les animaux ne couvrait pas que l’étique. Il y a aussi la question des maladies qui m’a réellement perturbée. Et le côté écologique également (je dois avouer que de tous les sujets de préoccuputation abordés par Safran Foer, celui économique est de loin celui me perturbant le moins). Pardon si la tournure de phrase était malheureuse mais pour rappel, elle m’a quand même valu un commentaire plutôt dur, à la limite de l’insulte parfois. 

              De même, je ne prétends pas que ce livre est la bible (où est-ce que j’ai bien pu dire ça? O_O) ou que tu ne sais rien et je n’ai très certainement jamais dit que j’en savais plus ou que je savais tout, c’est détourner mes propos que de dire cela. Je dis juste que tu ne sais pas de quoi parle ce livre, ce que tes précédents commentaires ont prouvé, et que donc, tu ne peux pas tirer des généralités dessus, comme ça, parce que tu as décidé qu’il évoquait un sujet et non l’autre, une manière de voir les choses et non l’autre. Qu’avant de m’avancer tes arguments à son sujet, tu devrais le lire. C’est tout. Si c’est parce que je me suis mal exprimée, ça n’explique pas pour autant pourquoi tu as été aussi catégorique dans ta manière de considérer mon point de vue en particulier et celui des personnes qui sont végétariennes ou qui mangent bio en général. Si queqlu’un a été présomptueux ici, c’est peut-être celui qui a voulu faire comprendre que de manger bio était une préoccupation de riche et que d’être végétarien était non seulement arrogant mais extrêmiste. Excuse-moi de m’être emportée face à de tels propos, tu as trouvé comment me faire sortir de mes gonds. Que je sache, mon article n’a pas imposé un point de vue, il proposait de prendre conscience d’une chose avant de décider, de son côté, quoi faire. Par contre, ce que tu as dis révélait clairement du mépris pour ceux ne pensant pas comme toi. Et je trouve ça très désagréable, à plus forte raison que ces critiques piquantes m’étaient également destinées, vu que je précise bien dans mon article que je mange bio et qu’il n’est pas très difficile de deviner en le lisant que je veux tenter de devenir végétarienne. Dis-moi si je me trompe… 

          • Pour le surgelé, pas sûre que ce soit pareil mais on a Picard en france avec notre fameux scandale de la viande de cheval dans les lasagnes dont vous avez peut être entendu parler!
            Pour ce qui est de la viande là bas, je n'en achête pas non plus je la trouve également très chère. Ils vendent surtout des plats cuisinés cela dit. 

            • S’il y a beaucoup de plats surgelés, O’Cool, c’est surtout pour les légumes surgelés en vrac, la viande et les desserts (ils ont une incroyable quantité de desserts), je ne pense pas qu’ils fassent des plats préparés leur principal produit, leurs pubs sont surtout axées sur les éléments susmentionnés. Ils ont toujours des viandes en offre spéciale. Pour te donner un ordre d’idée, dans les dernières promos, il y a 1kg de cuisses ou d’ailes  de poulet à 2€ (ou 5€ pour 2.5 kg, ce qui revient au même), ou encore 1 kg de filets de poulet à 5€. Le reste est plus cher, mais ils s’arrangent toujours pour avoir quelques produits de ce genre à des prix très bas.

          • En relisant certains de mes messages je trouve effectivement que je me suis montrer moi même trop extrême dans mes conclusions et les idées exprimées notamment en disant que les gens qui ne mangent que de la viande ou qui n'en mange pas du tout font preuve d'arrogance (mais bon à 3h du mat je n'écris pas des choses très pertinente).

            Je maintiens pourtant en tant que personne faisant régulièrement les courses pour toute la maison que pour que le bio soit une alternative viable il faudrait que les prix baissent. C'est peut être juste les supermarchés que je fréquente, ou c'est peut être juste la France mais moi je vois encore une sacré différence entre fruits et légumes bio et non bio dans les prix et quand ton budget est (très) limité ça fait la différence.

            Je rejoins aussi ce que dit Chris, on a trop en tête l'idée qu'un plat principal = une viande et moi par exemple si je mange beaucoup moins de viande qu'avant c'est tout simplement une question de lassitude. J'en avais marre de manger de la viande en plat principal à chaque fois. 

            • Tu comprends pourquoi je me suis un peu emportée du coup ^_^.

               

              Oui, le bio coûte plus cher pour beaucoup de produits. Mais j’ai décidé de m’arranger, j’ai supprimé beaucoup de choses inutiles, ce qui ne sera pas forcément plus mal pour moi, du coup j’y arrive, sans tout prendre bio pour autant. Il paraît qu’en France, il y a du bio pas cher à Auchan. Au Carrefour, si les prix sont les mêmes qu’ici, il y a juste les céréales et quelques chocolats à être intéressants. De mon côté, je trouve tous ces produits pas trop chers au Delhaize, mais je ne pense pas qu’il y en ait en France (je sais qu’ils sont dans divers pays, mais je n’en ai jamais vus en allant de ton côté de la frontière). Là, j’y trouve des pâtes à 2€ le kilo (elles sont plus chères en Belgique, il faut compter 2€50-3€ le kilo ici), des bananes bio au même prix que celles « normales », des substitus de viande végétariens pas trop chers (200 gr de boulettes de légumes vraiment très bonnes à 3€)(là encore, moins cher que la viande que je prenais avant de prendre du bio), la soupe bio est à 3€ le litre, ce qui peut paraître cher mais qui me revient moins cher que de la faire moi-même (à plus forte raison que je n’ai pas les outils), le yahourt bio est à 1€50 le kilo, contre 50 centimes à 1€ de plus pour le « normal », et c’est tout ce que j’ai en tête comme produits que je prends. Le reste, par contre, est plus cher mais je me force à établir mes menus et à ne pas prendre de trucs en plus. Le plus cher restant à mes yeux les fruits et les légumes, bio ou pas. 

               

              La viande en plat principal, c’est un truc avec lequel on nous martèle la tête depuis notre enfance. Aussi loin que je me souvienne, quand on parlait de pyramides alimentaires, on évoquait la viande comme aliment indispensable. Ca joue aussi. Là aussi, ce livre est intéressant, parce qu’il montre comment, en Amérique, on laisse les messages alimentaires de l’ordre de la santé publique être conçus par des entreprises produisant les aliments qu’elles vont vanter, qui ont par exemple considérablement insisté sur l’importance de la consommation de lait alors que cet aliment doit être consommé modérément et ne peut être supporté par de nombreuses personnes. Nous avons été « conditionnés » à considérer certains éléments comme indispensables alors que c’est loin d’être vrai. Qaund j’ai parlé à mon docteur d’éventuelles carences si j’arrêtais de manger de la viande (quand j’y réfléchissais déjà, avant de lire ce livre), il m’a ri au nez. Il faut vraiment y aller pour manquer de protéines et un régime végétarien est loin de provoquer des carences, comme je l’ai cru jusqu’à ce moment-là, parce que j’avais lu ça encore et encore et encore. 

          • Le problème de la pyramide alimentaire c'est aussi qu'on se rend assez vite compte qu'on ne sait en réalité pas grand chose sur les aliments qu'on y met. Prend le lait que tu cites par exemple, certaines études disent que c'est très bon pour la santé, d'autre disent que ingérer du lait de vache n'est pas bon pour la santé et on a sans cesse des études qui contredisent la précédente sur la question et ce depuis 20 ou 30ans. Je pense que si on remonte assez loin dans le temps on trouve des exemples de type pyramide alimentaire qui nous encourage aussi à boire le petit verre de rouge du soir alors qu'aujourd'hui on pense plutôt qu'un verre de vin par jour est très mauvais pour les reins (jusqu'à publication de la prochaine étude qui nous dira le contraire). On a beaucoup d'études contradictoires sur ces choses là malheureusement et ce genre de flou profite à l'industrie agro-alimentaire. Je pense notamment au développement de l'alimentation sans gluten aux usa (et de plus en plus en europe). Les consommateurs disent tous que c'est meilleur pour la santé mais pour le moment les études scientifiques prouvent que le gluten n'a aucune conséquence néfaste sur l'organisme hormis pour ceux qui ont la maladie de Crohn (d'ailleurs j'en connais une et elle galère tellement à se nourrir sans gluten que je me demande comment on peut vouloir faire ça quand on est pas malade, c'est une vraie contrainte!) Vrai plus pour la santé ou simple arnaque? On en sait toujours rien.

            Le truc de l'alimentation promut par des entreprises ça me fait penser à un épisode de Parks and rec où le gouvernement aide une entreprise de bonbons à promouvoir leurs barres énergétiques bourrés de sucre et de trucs néfastes pour la santé. 

            • La tendance à vouloir faire de chaque aliment un médicament est exaspérante. D’autant plus que ça dépend de la constitution des gens. Pour le lait, si j’ai bien compris, il suffit d’avoir une légère intolérance au lactose pour que ça ait des effets désastreux. Un ami a arrêté d’en consommer il y a peu parce qu’on lui a découvert une de ces intolérances et il a « dégonflé », il a perdu 5 kilos en un rien de temps juste en arrêtant de manger des produits contenant du lait (argh, le fromage, un de mes aliments préférés). Le problème, c’est que beaucoup de gens ont ces intolérances maintenant et qu’on leur matraque ce besoin de boire du lait, etc. Autre fait intéressant: les pays où il y a le plus de problème d’ostéoporose (et il y en a dans ma famille, je vais devoir faire attention) sont les pays où l’on consomme le plus de lait, alors qu’on arrête pas de nous dire que ça « aide ». 

               

              Oui, exactement comme ça. Il y a des trucs très justes dans cette série. 

  2. J'ai une fille qui ne mange pas de viande à cause d'un reportage dans le genre de ce livre. C'est une vision qui me semble extrêmement radicale. Il s'agit ici d'agro alimentaire, d'industrie de la viande. Perso, je n'achète JAMAIS de viande en grande surface, toujours chez le boucher de mon quartier. Oui, ce sont des animaux morts, mais non, ils n'ont pas souffert inutilement pour qu'on les mange. Oui, les vaches dans les prés sont des steaks sur pattes, c'est triste pour elles, mais j'aime bien manger un steak de temps en temps. Le sentimentalisme et le militantisme à tout crin, ça me fatigue un peu. 

    Ceci dit, j'ai ce livre dans ma APL et j'y viendrai un jour.

    • Mais est-ce que tu sais d’où provient la viande de ton boucher? Ce n’est pas parce qu’on achète la viande en boucherie qu’elle n’est pas de la viande industrielle. Je ne connais pas les chiffres européens mais en Amérique, 99% de la viande est de la viande industrielle (celle qui provient d’animaux qui ont été traités d’une manière que tu n’imagines même pas. Que je n’imaginais même pas). La prochaine fois, demande à ton boucher d’où il fait venir sa viande. Personnellement, j’hésite encore mais je pense que je vais continuer à manger de la viande de fermiers qui font vivre leur bétail dans de bonnes conditions. Mais je sais que je n’en mangerai pas souvent car cette viande est plus difficile à trouver (et les bouchers qui en vendent l’affichent, en général) et beaucoup plus chère (parce qu’il est impossible d’élever correctement des animaux avec les prix demandés actuellement pour leur viande).

      Bêtement, je croyais qu’en achetant de la viande bio (ce qui a déjà réduit drastiquement ma consommation), je mangeais des animaux qui avaient bien été traités. Pas du tout. Rien qu’un exemple du livre: tu sais ce que veut dire « en plein air » (élevé en plein air, etc.)? Ca veut dire que les animaux qui sont stockés dans l’endroit où ils ont à peine de la place pour bouger ont, au loin, une ouverture permettant à une bête de passer et d’accéder à un espace restraint (50 cm² pour les poules si je ne m’abuse) à l’extérieur. Pour des milliers d’animaux. Si l’éleveur rempli ces conditions, il obtient le droit de dire que ses animaux ont été élevés en plein air… Et ça, c’est encore l’élément le plus « gentil » que j’ai appris dans ce livre.

       

      Mais bon, mon but n’est pas de te faire la morale, hein. Je voudrais juste que les gens lisent ce livre pour savoir et puis choisir en toute conscience. C’est tout. S’il est dans ta PAL, je n’ai plus à te convaincre ^_^.

  3. Ah, quel beau comentaire!! Bravo et mille merci! J'ai également lu ce livre il y a environ un an et il m'a profondément marqué. Les mots sur le papier sont autant puissants -voire plus?- que des images documentaires. Il est si dur de se décoller de nos habitudes! Je suis végétarienne depuis deux ans suite à, tout comme vous, une révélation durant des cours sur l'élévege intensif, des blogs, et des émissions… insupportables. Nous avons oublié que cette espèce de tranche rosée dans nos assiettes étaient des animaux. Il vaut mieux que je m'arrête, je ne vais pas me lancer dans un élan de défense pour la cause animale.. : que les gens lisent d'abord ce livre : ils l'écouteront certainement plus que des comentaires barbants des autres "gens bizarres stupides de se priver de mets délicieux". En attendant, la cuisine végétarienne est aussi simple que divine, vous allez, je l'espère, étre épatée. Encore merci: les petits ruisseau font les grandes rivières…

    • Exactement, de savoir, ça change tout.

      Et je suis d’accord. J’ai un énorme problème, il y a très peu de légumes que je sais manger, ce qui me complique la vie et m’avait fait dire que je ne pourrais pas devenir végétarienne mais je découvre le rayon qui s’est étoffé ces dernières années de nourriture végétarienne et je suis tombée sur de très bonnes choses. Le tofu, non, je n’arrive pas à m’y faire. Mais hier, par exemple, j’ai fait des boulettes végétariennes qui étaient vraiment délicieuses.

      En parlant de ce livre, j’espère juste convaincre quelques personnes de le lire, histoire d’agir à mon petit niveau. En espérant y arriver.

  4. Sacré bouquin. Je l'ai beaucoup offert. Ingérer quelque chose est l'acte le plus intime qui soit et, finalement, si peu de gens s'en préoccupent. 

    Et que dire des poissons ? De ces filets de dizaines de kilomètres de long qui attrapent indistinctement des baleines, des dauphins et des thons ? Apprendre qu'il faut tuer 13 kgs de poissons pour que j'ai 500g de crevettes dans mon assiette m'a donné à réfléchir. 

    Finalement à chacun de se positionner (je continue à consommer de la viande) mais à la fin du livre on ne peut plus dire "je ne savais pas".

    • Voilà, c’est en cela que je trouve ce livre important, l’auteur ici ne dit pas de devenir végétarien. Il dit « voici les faits, vous devez savoir ce qui se passe avant que la viande n’arrive dans votre assiette. Ensuite, vous agirez en votre âme et conscience ». 

      J’ai une amie végétarienne qui mange pourtant du poisson alors qu’en discutant de ce livre, elle m’a explicitement dit qu’elle ne mangeait pas de viande à cause de ce qu’on fait subir aux animaux. Du coup, je pense que je vais lui offrir ce livre quand même, juste parce que ce n’est pas la même chose quand un ami le dit ou quand une personne ayant fait une enquête approfondie à grande échelle l’écrit.

  5. On ne peut pas rester incensible à la lecture de cet essai… Tu sais que je l'ai lu il y a quelques mois, on en a déjà parlé pas mal sur mon blog, et tu sais donc ce que j'en pense.

    Je ne peux dire qu'une chose en plus ici: il FAUT lire ce bouquin. Il n'est pas moralisateur, il n'impose pas une façon d'agir mais ouvre les yeux de pas mal de consommateurs.

    • Merci de m’avoir remis ce livre en tête, c’est tout juste celui qu’il fallait que je rencontre en ce moment.

      Et j’ai déccouvert des magasins bio dans ma ville mais il s’avère que les produits bio des grandes surfaces sont moins chers et plus bons. Comme quoi…

  6. Merci Cachou pour cette critique ! C'est un bouquin qui m'effraie, même si pas autant que les commentaires ci-dessus que je n'ai volontairement pas lus. Parce que végétarienne, je le suis depuis trois ans. A ce jour, je crois que jamais encore, où que ce soit, je n'ai vu une conversation sereine sur le sujet. Oui, c'est un problème "de riches" (je vomis cette expression), une histoire de mode, que sais-je encore. En tout cas, réfléchir à la question sans se cacher derrière ces arguments, je pense que c'est crucial à notre époque.
    Bref, merci pour ce compte-rendu, d'un livre que je ne lirai sans doute pas. Justement parce que je crois qu'à l'heure actuelle, j'ai déjà ma dose d'horreur sur le sujet, à force de me documenter de tous les cotés. Plus tard, peut-être !

    • Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les gens prennent le végétarianisme comme une insulte qui leur serait faite (ou, si, je comprends que ça semble procéder du jugement, l’un ayant fait une démarche éthique que l’autre refuse et prend donc comme une critique, un reproche). C’est quand même fou qu’il faille se justifier de la chose. Il y a un site édifiant sur le sujet: http://levegetarismematuer.tumblr.com/. Je viens à peine de commencer que je me retrouve déjà dans le piège. Mais au moins, mon médecin est content, ça en fait déjà un que ça ne dérange pas ^_^. 

      Je te comprends, c’est assez dur à supporter comme lecture, tellement ce qui est décrit semble injuste et insupportable. 

       

      • Personne ne considère vraiment le végétarianisme comme une insulte (bon d'accord on trouve toujours des radicaux aux idées extrêmistes en cherchant) c'est simplement une lassitude vis à vis du mépris des personnes qui te parlent de nourriture biologiques ou de végétalisme comme s'ils avaient atteint le prochain stade de l'évolution (et le tumblr sur lequel j'étais déjà tombé est vraiment dans cette démarche d'humour dédénieux que je trouve navrant et anti-constructif).

        Autre exemple, l'internaute du dessus regrette l'abscence de tout débat constructif sur la question mais insinue ensuite qu'on se cache derrière des arguments pour ne pas réfléchir à la question (prétendant au passage savoir si oui ou non on a réfléchit à la question ce que je trouve encore une fois très présomptueux et considérant également que lorsque je parle de "problématique de riche" je crache sur les végétariens alors que mon message visé non pas les clients de tel ou tel alimentation mais les médias traitant des questions alimentaires avec un manque de réalisme que je trouve sidérant.) comme si en matière d'alimentation l'argument économique était réellement un faux argument. Il faut tout de même se rappeller que l'alimentation c'est 21% du budget moyen des ménages soit sa plus grosse dépense ce qui justifie à mon sens que la question économique soit une vraie question lorsqu'il s'agit de décider comment on se nourrit (et c'est pas pour rien que capital y consacre régulièrement des reportages en mêlant problématiques écologiques et économiques ce que je trouve brillant et pragmatique). Je ne suis pas en train de blamer les végétariens, ça me fait franchement ni chaud ni froid de savoir qui mange des lapins et qui mange des carottes mais j'aimerai simplement voir un peu de réalisme dans les débats sur le sujet qui ne prennent jamais en compte les approches pragmatiques et économiques et ne tournent qu'autour des débats d'éthique, de moral et d'humanisme. 

        • Le végétarianisme n’est pas pris comme une insulte? Je parle d’un livre en demandant non de devenir végétarien mais juste de le lire pour savoir comment la viande que l’on mange est produite avant de prendre la décision d’en manger ou pas, rien d’autre, et toi tu viens me répondre en parlant d’arrogance des végétariens et de l’humilité dont ils devraient faire preuve face à la nourriture.

          Pardon, mais qui donne l’impression ici de vouloir imposer à l’autre son point de vue « plus réfléchi »? 

           

          Alors que je t’ai juste demandé de lire un livre, qui est le résultat d’une enquête d’importance qui brassent divers thèmes, tu prétends savoir déjà tout et ne pas avoir besoin de le lire. Mais comment peux-tu en être sûr? Qui te dit que les thèmes abordés dans ce livre sont ceux que tu as déjà vus traités ailleurs? Pour preuve, tu as décidé qu’il évoque uniquement l’aspect éthique, moral. Ce qui est faux, il parle également, comme tu le réclames, d’économie. Plus encore, de questions de santé publique et d’écologie. Et l’auteur, qui est certes végétarien, n’exhorte pas le lecteur à suivre son exemple mais à simplement réfléchir à sa consommation. En quoi est-ce critiquable? En quoi n’est-ce pas réaliste? Ce que je pense, c’est que tu as une idée toute faite de ce qu’un végétarien peut avoir comme argument, peut-être parce que tu en as rencontré un ou plusieurs tenant de tels discours, et que tu as décidé que tous les végétariens étaient pareils. 

           

          Je le répète, lis ce livre avant de décider de ce qu’il contient. Tu ne veux pas? Alors cesse au moins de prétendre savoir quels sont les arguments des végétariens, ce n’est apparemment pas le cas, en tout cas tu ne connais pas ceux avancés dans ce livre-ci. Mais au moins, réponds à quelques questions: en quoi n’est-ce pas réaliste de décider qu’on ne mangera plus de viande parce qu’on réprouve les méthodes utilisées par les éleveurs, qu’on a peur de voir le nombre de maladies augmenter, la pollution augmenter de manière drastique, la production de viande devenir ingérable et encore plus cruelle? En quoi décider d’arrêter de manger de la viande, qui coûte de toute manière plutôt cher, est une décision qui n’est pas en prise avec la réalité? Je n’arrive pas à comprendre. Et pourquoi, à la base, l’économique et le pragmatisme seraient prédominants par rapport à l’humanisme et à l’éthique? Pour moi, ce qui va mal dans ce monde est dû à des personnes qui ont mis ces questions économiques devant les questions éthiques. Revenir à un peu plus d’humanisme ne ferait de mal à personne, même pas à notre portefeuille…

        • Je n'ai jamais parlé de l'humilité dont devraient faire preuve les végétariens vis à vis de la nourriture. Je parlais de mon approche personnel à la nourriture, d'une conception qui m'est personnelle et j'ai d'ailleurs précisé que je n'avais même pas d'opinion fixe à ce sujet, que ce n'était qu'une pensée sans doute pas encore finie. 

          J'ai répondu au reste plus haut et ça ferait donc doublon de réécrire ça ici, mais pour revenir sur le pragmatisme et l'humanisme, c'est simplement ma conception du monde. Je ne suis absolument pas humaniste, je ne crois pas en l'homme et en sa capacité à faire preuve de bonté si ce n'est pas sa propre survie qui est menacée voilà pourquoi je crois à des approches pragmatiques et économiques sur la question. Pour moi développer une politique plus écologique et plus respectueuse de notre planète ne peut se faire qu'en faisant en sorte que les gens et les états prennent conscience du fait que l'écologie et l'économie peuvent aller de paire et bénéficier à la fois à notre survie et à notre développement. Je ne dis pas que l'éthique n'a pas sa place dans le débat, je dis simplement que je doute que les changements majeurs qui devront arrivés vis à vis de notre alimentation (et en éternel optimiste je crois qu'ils arriveront)  seront motivés par la morale (mais si ça vient à rentrer en ligne de compte après tout t'en mieux, on ne pourra que s'en réjouir).  

          • Donc apparemment, je comprends mal ce que tu as écrit, chacun son tour. 

            Je refuse d’être aussi cynique. J’ai beau être devenue musanthrope avec l’âge, je refuse de croire que seuls les arguments économiques peuvent avoir de l’impact. Ne serait-ce que parce que ce n’est pas le cas pour mes proches et que je ne pense pas qu’on constitue une bande à part hors du monde. Je pense que l’attitude actuelle des gens est juste due au manque d’informations et d’éducation, d’où mon envie d’amener les gens à lire ce livre. Je suis persuadée que si des personnes lambdas le lisaient, elles changeraient leurs habitudes, non pour des raisons économiques mais simplement logiques. En arriver à de telles extrêmités est un aberration mais encore faut-il avoir conscience de la chose. 

          • Je pense qu'il faut aussi remettre le livre dans son contexte américain. Je lisais une critique sur amazon d'un internaute qui reprochait au livre d'être trop "américain" dans ses exemples mais les préoccupations écologiques sont moins forte aux usa qu'en europe et si ça peut te rassurer je suis sûre que le livre à un plus fort impact dans ce pays ou le manque d'éthique das l'élevage intensif est moins documenté qu'ici. Nul doute qu'ils sauront être sensible à ces arguments éthiques. 

            • Pour le côté écologique, possible. Je me posais des questions sur le côté éthique mais je viens encore de voir un documentaire (un truc qui est passé sur Arte, avec steak dans le titre, il est sur youtube) dans lequel on voit que c’est exactement pareil en France, que les animaux sont là aussi parfois dépiécés alors qu’ils sont vivants, qu’ils sont élevés dans d’aussi mauvaises conditions qu’en Amérique et qu’ils sont autant gavés d’antibiotiques et autant malades, et donc tués malades, que de l’autre côté. On n’a plus beaucoup de choses pour se vanter. Reste à découvrir quelle est la proportion de viande industrielle dans ce qui se vend en France et en Belgique, c’est une donnée sur laquelle j’aimerais bien mettre la main, car j’ai espoir que le pourcentage soit moins important ici. 

        • Me revoilà, j'ai cédé à la curiosité !

          Et je ne suis pas sûre de comprendre où cliquer pour que ce message apparaisse clairement dans l'arborescence de la conversation.

          @ Raven : Ne te sens pas visé, comme je le disais, je n'avais pas lu les commentaires. Je suis tombée juste sans le savoir… et je disais justement que je suis effrayée par ce genre de débat.

          Tout comme je n'accusais personne de ne pas avoir réfléchi à la question, relis attentivement mon message.

          J'ai été pas mal échaudée. Ma manière de vivre et de manger est simple : je ne me mèle jamais de l'assiette des autres. Jamais je n'ai tenté de convaincre personne. Et pourtant… la réponse presque automatique quand je dis que je suis VG (parce que l'occasion se présente de manger avec quelqu'un, je ne me souviens pas d'avoir abordé le sujet par moi-même ailleurs qu'à table) est "moi, je ne pourrais pas, j'aime trop la viande." De gens à qui je ne demande rien. De gens très bien, la plupart du temps, réfléhis, éduqués et que sais-je encore…

          D'ailleurs, je n'interviens plus non plus sur les sites et forums spécialisés : à plusieurs reprises, je em suis fait insulter, avec virulence, parce que j'OSE ne pas militer au quotidien contre ce que mangent tous mes amis. Ceci dit, je connais aussi des VG fort sympathiques… mais internet ne me semble pas le lieu le plus adapté pour débattre.

          Puisque la question éconnomique a l'air de te soucier : je dépense moins depuis que je suis végétarienne. Les pois chiches et le tofu, c'est moins cher que la viande… et pourtant, je peux garantir que je mange équilibré, et bon, et varié (davantage même qu'avant), c'est donc chose possible.

          Sans rancune ! ;)

           

          • Je laisse Raven répondre (avec les abonnements, on voit vite qui parle à qui je pense) mais juste une petite remarque: ce genre de changement, je crois que ça doit venir intrinsèquement de nous, d’une réflexion personnelle, non d’une explication d’amis ou autres. Ma meilleure amie est végétarienne depuis… ouh, 13 ans maintenant que j’y pense O_O. Forcément, elle m’a déjà parlé de la chose. Mais ça n’a servi à rien. Il fallait que la démarche vienne de moi pour que j’accepte d »écouter ». De même, forcément, j’ai eu envie de convaincre ma mère. Mais lui parler de ce que ce livre contenait n’a servi à rien, elle n’a pas envie. Du coup, je le lui ai prêté, elle le lira quand elle voudra et elle avisera ensuite. 

          • "Puisque la question éconnomique a l'air de te soucier : je dépense moins depuis que je suis végétarienne. Les pois chiches et le tofu, c'est moins cher que la viande… et pourtant, je peux garantir que je mange équilibré, et bon, et varié (davantage même qu'avant), c'est donc chose possible."

            Oui c'est un peu ce qu'on disait, quand on voit les prit de la viande un régime à base de fruits et légumes est meilleurs pour le porte monnaie. 

  7. Ce livre m'évoque "notre pain quotidien" et "nos enfants nous accuserons". Deux reportages édifiants. Je mange toujours de la viande (bio) et du poisson mais en connaissance de cause. Pour des raisons économiques (avec un effet sur ma santé), j'en mange moins souvent, il est vrai.

    Le bio (chez moi) est un peu plus cher mais pas tant que ça : comme on mange moins de viande (qui à la base coute cher) on fait  des économies, lesquelles compensent sans doute en partie d'autres surcoûts.

    Se poser des questions sur le process est important, tant qu'il n'y a pas de moralisation  …Enfin je crois.

    Ensuite il y a une façon de réfléchir au repas. Traditionnellement, on pense dans ma famille plat principal = que choisir comme viande ou poisson puis les accompagnements… Il y avait une réflexion différente à faire : quel produit je veux manger ? J'ai des haricots puis…

     

     

    • Comme je ne mangeais déjà pas beaucoup de viande, ça ne me fait pas beaucoup faire d’économie mais donc, comme je le disais, l’important c’est d’agir en sachant. 

      Il faut dire que je suis déjà tellement spéciale avec ce que je mange qu’une bizarrerie de plus ou de moins. Puis comme je ne mange pas en famille, ça facilite la chose ^_^.

  8. Voilà déjà 4 ou 5 ans que ma petite famille et moi avons très largement réduit notre consommation de viande et pas franchement pour des raisons d'ordre économique. Là ou auparavant nous aurions tous trois mangé notre steak, nous nous contentons désormais d'un seul coupé en tranches que nous ajoutons aux divers sautés de légumes que nous préparons. Et je dois dire que l'on se sent bien mieux depuis.

    En revanche on se lâche sur les fruits et légumes tant en quantité qu'en qualité. On n'hésite pas à acheter bio (sauf quand le prix est vraiment prohibitif) et cuisiner tous les légumes (épinards, petits pois, potirons, fèves, asperges) est un vrai régal.

    Pour ce qui est du point de vue éthique, je n'ai pas encore un avis bien tranché. J'ai même, je le crains, une attitude totalement schizophrène puisque je suis capable de manger du poisson dans ma cuisine où trône l'aquarium dans lequel s'ébattent Jojo et Yoko, mes deux sympathiques poissons rouges.

    En tout cas, je pense que je vais lire ce livre même s'il doit me donner de vilains cas de conscience !

    • Jojo et Yoko doivent être traumatisés du coup, les pauvres ;-p.

      Il risque de te donner de vilains cas de conscience en ce qui concerne le poisson, c’est peut-être le pire de tout, surtout en matière de « massacre inutile », je ne me doutais pas non plus que c’était à ce point-là, même si je savais que ce n’était pas du joli. 

  9. Je suis en train de lire "Testament à l'anglaise" de Coe, et on a droit à un passage absolument terrifiant sur l'élevage industriel qui ne doit pas avoir grand chose à envier à ce livre. Personnellement, j'avoue que je ne me pose pas vraiment de questions quand j'achète de la viande. Je ne prend plus d'oeufs de poules "élevées en plein air" depuis que je sais ce que ça signifie vraiment, mais c'est tout. J'ai des membres de ma famille et des amis qui élèvent des animaux destinés à être mangés, et on est loin des massacres décrits parfois. Donc oui, ce livre est sans doute important pour une prise de conscience, mais à mon avis il est quand même très extrême et il peut y avoir un juste milieu (avec le bio, les exploitations familiales, etc).

    • Extrême pourquoi?

      L’auteur ne demande pas d’arrêter de manger de la viande, juste de réfléchir à notre consommation de la chose en ce qui concerne la viande d’industrie qui donne lieu à des horreurs. Si en Amérique, 99% de la viande consommée provient d’élevages industriels, ce qui est énorme, la France, elle, y a recours à 90%, ce qui n’est pas forcément beaucoup mieux. Par contre, oui, il existe des alternatives, elles sont d’ailleurs mises en avant par l’auteur qui a interviewé un abatteur aux méthodes éthiques, un éleveur de poulets 100% « naturels » qui les traite bien ou encore un autre éleveur de boeufs dont la femme (et co-patronne de l’entreprise) est végétarienne. Le but de ce livre est, je pense, non pas de forcément nous pousser à devenir végétarien mais de nous ouvrir les yeux sur le besoin de recourir à ces méthodes alternatives et respectueuses des animaux, de la santé, de l’environnement et n’allant pas bousiller l’économie. Maintenant, s’il est impossible d’acheter de la viande produite dans ces conditions, ne vaut-il pas dès lors mieux s’abstenir que de participer à faire vivre un système dont la cruauté et la dangerosité ne sont plus à démontrer? Mais si toi tu sais où en trouver, tant mieux. Moi, j’avoue ne pas encore avoir trouvé où. Il paraît qu’il y a des endroits ici, mais quand je demande une adresse précise, j’ai toujours droit à une réponse vague. 

       

      PS: Le bio n’arrange malheureusement pas grand chose. S’il est plus intéressant au niveau sanitaire, il ne garantit pas une moindre cruauté ou des conditions de vie meilleures, si ce n’est pour les poules pondeuses et pour les vaches à lait si j’ai bien compris. 

      PPS: Et zut, je viens de réaliser que je ne l’avais toujours pas lu, « Testament à l’anglaise » O_O.

      • N'ayant pas lu le livre et vu que tu as décidé (ou que ça t'a confortée dans ton idée) de ne plus manger de viande après cette lecture et rédigé un billet qui présente essentiellement les arguments contre la consommation des animaux (ce n'est absolument pas un jugement, on retient toujours ce que l'on veut d'une lecture, et tu manges ou pas ce que tu veux ;) ), j'en ai déduit que Jonathan Safran Foer n'y allait pas de main morte, d'où le mot "extrême".

        Après, je parle de choses que je connais très mal, et je répète que je me pose peu de questions (et quand je le fait c'est plus par rapport à ma santé que concernant le traitement des animaux que je mange), mais est-ce que élevage industriel veut forcément dire tout ce qui est décrit dans les reportages ou livres sur le sujet (c'est une vraie question) ?

        Concernant ta dernière question, clairement je ne suis pas prête à abandonner la viande. Réfléchir à cette question, oui, privilégier certains produits aussi, mais je ne serai jamais végétarienne, même si c'est dans de mauvaises conditions.

        PS : tu devrais vraiment lire "Testament à l'anglaise".

        • Ah oui, dans ce sens-là, c’est extrême, mais malheureusement réaliste (sans aucune exagération) et applicable aussi à la France, ce que j’ai réalisé après lecture en voyant ce documentaire: http://www.youtube.com/watch?v=fmz_RkStQDQ (qui est passé sur Arte si j’ai bien compris). En fait, ce qui se passe, c’est que ce livre-ci m’a fait voir certaines vérités que je soupçonnais sans en réaliser l’ampleur et qui m’ont après été confirmées par lecture de divers sites et conversations avec ma meilleure amie, végétarienne depuis plus d’une décennie, qui a enchaîné documentaires et lectures sur le sujet (et qui m’en parle depuis des années mais je faisais un peu la sourde oreille sans le vouloir, j’avais besoin d’autre chose pour me faire ouvrir les yeux, je pense que de toute manière, ce genre de démarche doit être personnelle à la base). Et malheureusement, ces traitements sont la norme, justement parce que les normes appliquées aux élevages industriels leur permettent d’exister et qu’il est impossible de produire de la viande au prix qu’on la paie actuellement sans y avoir recours. La viande bio, qui élimine seulement quelques-uns des travers (pas tous malheureusement) est déjà plus chère. Par contre, je n’ai pas la moindre idée du prix de la viande directement achetée à des fermes n’ayant pas recours à ces méthodes, je cherche encore à découvrir la chose. Mais la viande en magasin et en boucheries non labelisées « de proximité » (je ne sais plus le terme), même bio, c’est d’office de la viande provenant de ces élevages-là.

           

          D’ailleurs, si c’est ta santé qui te préoccupe, tu devrais lire le livre quand même parce qu’il y a une partie édifiante consacrée aux maladies contractées en mangeant les animaux d’élevage, phénomène tellement important (et dont, là, je n’avais absolument pas la moindre idée) qu’il provoque bon nombre de maladies actuelles et est la cause des grandes épidémies de grippes (la grippe espagnole, l’épidémie la plus meurtrière de l’histoire, c’est uniquement dû à l’élevage d’animaux, et la prochaine épidémie de grippe aviaire, qui n’attend plus qu’une mutation pour passer au porc et donc à l’homme, sera encore pire quand elle se déclenchera). Quand on mange de la viande, on mange des animaux gavés d’antibiotiques (d’où l’inefficacité grandissante de ces antibiotiques, que je pensais être due uniquement à la consommation excessive par l’homme) et ceux qui sont morts de maladie ne sont pas retiré à la consommation. Mais le truc tout bête qui m’a laissée baba, c’est que ces petites « grippes intestinales » qui durent deux-trois jours et qu’on contracte si souvent (je ne sais pas toi, mais moi j’en ai eu 3-4 ces 5 dernières années), c’est là aussi uniquement dû à la viande. De même, les rhumes qui se répandent si vite, ce n’est pas que par transmission du virus par l’air. C’est absoulment incroyable de réaliser tout ça. Par l’élevage industriel, on a favorisé tout un tas de maladies qui ont pris de l’expansion alors qu’elles n’étaient pas si présentes avant, voire pas du tout pour certaines… Ca fait froid dans le dos.

           

          Je ne pense pas que j’abandonnerai la viande non plus, même si je n’en suis pas une grande consommatrice à la base et que les substituts que je suis en train de découvrir me plaisent énorménent. Mais je ne mangerai plus de viande industrielle (d’où ma quête d’endroits où l’on vend de la viande provenant de fermes utilisant des méthodes d’élevage non industriel).

           

          PS: Il faudrait lire tout Coe en fait, j’en ai encore quelques uns à découvrir ^_^

          PPS: Pardon, ne pense pas que je veux te faire la morale, c’est juste que je veux partager ma surprise à la découverte de choses que je n’imaginais pas.

  10. Bon j'ai pas eu l'énergie de lire l'ensemble des commentaires ! Mais je voulais te dire deux choses qui peuvent t'intéresser de plus près :

    Première chose : J'ai beaucoup réduit ma consommation de viande il y a quelques années, lorsque j'ai commencé à lire le magazine Terra Eco. C'est français et je ne sais pas si ça se trouve en Belgique, mais leur site Internet a aussi plein d'articles. Ils sont modérés et réfléchis dans leurs propos et donnent vraiment une vision encourageante du monde des gens qui veulent "faire bouger le monde"… C'est vraiment eux qui m'ont fait réfléchir sur l'alimentation carnée occidentale. Ceci pour dire que cette lecture pourrait t'intéresser. :) (Ils ne parlent pas que de bouffe, hein ! C'est le développement durable en général.)

    Deuxième chose : Je ne connais que trois végétariens et ils sont tous trois italiens. Je crois que c'est plus "facile", ou en tout cas plus naturel, de faire des repas sans viande en Italie, tu ne crois pas ? Même si le rôti accompagné de patates reste le plat familial le plus commun ! :)

    • Non, je ne connais pas du tout cette revue O_O. Mais en Belgique n’arrivent que les gros trucs à succès, et encore…

       

      Ouaip, la viande est moins ancrée dans la culture culinaire italienne, certainement pour ça que je n’en mangeais déjà pas des masses à la base. Ma mère, 100% belge, qui a pourtant touché à cette même culture, est beaucoup plus carnivore que moi ^_^.

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